Le piano immortel

20,00

Avner et Hannah Carmi
Editions Bretzel
438 pages
14 x 20,5 cm
20 euros
ISBN 978-2-9574687-0-6

UGS : 978-2-9574687-0-6 Catégories : , ,

Description

Avner & Hannah Carmi

  Carmi (1901-1980), juif israëlien d’origine russe, nous raconte ici sa vie. Deux décennies avant sa naissance, son grand-père, pianiste concertiste, avait appris du roi d’Italie que ce dernier possédait un piano fabuleux, connu sous le nom de piano de Sienne. Sur son lit de mort, l’aïeul fait promettre à son petit-fils de partir à la recherche de cet instrument devenu légendaire ; ce sera la quête de sa vie.

 

Portrait Avner et Hannah Carmi
Portrait des auteurs,
Avner et Hannah Carmi

  De la Première à la Seconde Guerre mondiale, de l’occupation ottomane à la création de l’État d’Israël en passant par la montée des fascismes, Avner, devenu accordeur, cherche ce piano et finit par douter de son existence. Pourtant, le piano royal semble, lui aussi, être parti à sa recherche…

  Dans ce récit merveilleux paru en 1960 aux États-Unis et enfin traduit en français, Avner n’est pas le dernier à tresser ses propres louanges. Et l’on peut penser parfois qu’il ne dit pas la vérité vraie, notamment quand il affirme que la table d’harmonie de l’instrument aurait été taillée dans le bois des colonnes du temple de Salomon. Aussi, une utile postface apporte certains éclairages et vous laissera entrevoir un récit alternatif plus vraisemblable, sans pour autant apporter complètement le fin mot de l’histoire.

  Une chose est sûre : le piano du roi d’Italie, avec sa sonorité unique, a bien existé et existe encore.

Traduit de l’anglais par Laurent Frontère

 

Piano de Sienne
Le piano de Sienne restauré par Avner Carmi

  Ce piano, restauré par l’auteur à la fin des années 40, a subi les outrages du temps, et après plus de deux décennies, Avner Carmi a renoncé à le maintenir en état. Pour autant, des enregistrements d’après-guerre nous permettent d’entendre le son de cet instrument conçu par ses facteurs successifs pour être un intermédiaire entre le clavecin et le pianoforte: il est éolien dans Debussy, convainquant dans Scarlatti, étonnant dans Mozart.

A vous de juger ! Les liens suivants vous dirigeront vers les enregistrements correspondants Youtube :

> Scarlatti, Charles Rosen, 1955, sonate en sol majeur L 487

> Debussy, Marisa Regules, Estampes

> Chopin, Ludmilla Berkwic, étude opus 25 n°1 “la harpe”

> Mozart Charles Rosen, 1955, sonate en si bémol majeur K. 333 allegro

> Bach, Anatole Kitain (?), adagio

> Bach, Anatole Kitain, 1956, choral “Jésus, que ma joie demeure”